⚡ En bref
- La TVS a laissé place, depuis 2022, à deux taxes annuelles : la taxe CO₂ et la taxe polluants.
- Les hybrides ne sont plus exonérés de la taxe annuelle CO₂ depuis le 1er janvier 2025.
- En 2026, la taxe polluants vaut 130 euros pour un hybride Crit’Air 1, 0 euro pour un électrique et 650 euros pour les plus polluants.
- Un hybride rechargeable à 28 g/km affecté toute l’année coûte environ 154 euros de taxes annuelles (24 + 130).
- Les deux taxes se calculent au prorata des jours d’affectation ; les entreprises individuelles sont exonérées.
Article mis à jour le 1er octobre 2026.
Marc dirige une PME de 18 salariés. Pour remplacer sa berline diesel, il choisit un SUV hybride rechargeable, convaincu de réduire fortement la facture fiscale. Sur le papier, le modèle affiche 28 g de CO₂/km. Bonne affaire ? Pas si vite. Entre le type d’hybridation, la norme d’homologation, la classe Crit’Air et la durée d’affectation, le montant annuel peut changer nettement.
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La question à poser n’est donc pas seulement « ce véhicule est-il hybride ? », mais plutôt : combien coûtera-t-il chaque année selon ses données administratives exactes ? Depuis 2022, l’ancienne TVS, ou taxe sur les véhicules de société, a été remplacée par deux taxes sur l’affectation des véhicules de tourisme à des fins économiques : la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et la taxe annuelle sur les émissions de polluants atmosphériques.
Ces taxes concernent les véhicules détenus, loués ou mis à disposition dans le cadre d’une activité économique.
Plan de l'article
- TVS, TAVT : ce qui a changé pour les entreprises
- Comment fonctionne la taxe CO₂ d’un véhicule hybride ?
- Hybride rechargeable : regardez la carte grise, pas la brochure
- Taxe sur les polluants : l’hybride n’est pas automatiquement exonéré
- Quel montant prévoir en 2026 pour une voiture hybride professionnelle ?
- Les erreurs qui gonflent la facture fiscale d’une flotte
- CarGo Flex : une lecture plus simple de la fiscalité
- Comparer plusieurs motorisations dans une même simulation
- Checklist avant de choisir un hybride pour l’entreprise
- Questions fréquentes
TVS, TAVT : ce qui a changé pour les entreprises #
La TVS n’existe plus sous son ancienne forme. Dans les recherches Google, l’expression reste très présente, mais l’administration parle désormais de taxes annuelles sur l’affectation des véhicules de tourisme à des fins économiques.
Le dispositif comporte deux composantes :
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- la taxe annuelle CO₂, calculée principalement à partir des émissions homologuées du véhicule ;
- la taxe annuelle polluants, liée à la catégorie environnementale et aux émissions polluantes.
Une voiture particulière appartenant à une entreprise entre généralement dans le champ du dispositif. Il en va de même pour une voiture prise en location longue durée, utilisée par un salarié avec participation de l’entreprise, ou employée pour les besoins d’une activité professionnelle. Le montant est calculé au prorata du nombre de jours d’affectation dans l’année (sur 365 ou 366 jours).
Les entreprises individuelles sont exonérées de ces deux taxes.
À retenir : remplacer « TVS » par « TAVT » dans un document récent ne change pas la recherche du bon modèle, mais cela évite d’appliquer un ancien barème à une situation de 2026.
Comment fonctionne la taxe CO₂ d’un véhicule hybride ? #
Le calcul part du taux de CO₂ inscrit dans les données officielles du véhicule. Pour les modèles récents, il s’agit généralement de la valeur homologuée selon le cycle WLTP, une méthode d’essai plus réaliste que l’ancien cycle NEDC. Certains véhicules plus anciens restent associés au NEDC : les deux valeurs ne se comparent pas directement.
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Le calcul simplifié est le suivant :
Taxe annuelle CO₂ = montant issu du barème selon les émissions × (jours d’affectation ÷ jours de l’année)
Le barème est progressif par fractions d’émissions. En 2026, chaque gramme est taxé à son tarif marginal : un modèle à 45 g/km paie ainsi 41 euros pour une année complète, quand un véhicule à 4 g/km ne paie rien. La valeur exacte, la date de première mise en circulation et la méthode d’homologation doivent être contrôlées avant toute simulation.
Le barème WLTP applicable en 2026 est le suivant :
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| Tranche d’émissions (WLTP) | Tarif marginal 2026 par g/km |
|---|---|
| Jusqu’à 4 g/km | 0 euro |
| 5 à 45 g/km | 1 euro |
| 46 à 53 g/km | 2 euros |
| 54 à 85 g/km | 3 euros |
| 86 à 105 g/km | 4 euros |
| 106 à 125 g/km | 10 euros |
| 126 à 145 g/km | 50 euros |
| 146 à 165 g/km | 60 euros |
| 166 g/km et plus | 65 euros |
Un hybride simple, qui récupère de l’énergie au freinage sans recharge sur prise, conserve souvent une valeur CO₂ supérieure à celle d’un hybride rechargeable. Ce dernier peut afficher un taux très bas en cycle WLTP, à condition que son autonomie électrique et son protocole d’homologation le justifient. À l’inverse, un gros SUV électrifié peut rester fiscalement moins favorable qu’une compacte hybride légère.
Attention au malentendu classique : le seuil du malus CO₂ à l’immatriculation et le barème annuel applicable aux véhicules d’entreprise ne sont pas la même chose. Le premier concerne l’achat ou l’immatriculation. Le second concerne l’affectation professionnelle sur l’année.
Hybride rechargeable : regardez la carte grise, pas la brochure #
Deux SUV hybrides rechargeables peuvent afficher une fiscalité très différente. Prenons un exemple pédagogique :
| Modèle fictif | Émissions WLTP | Lecture fiscale |
|---|---|---|
| SUV rechargeable A | 28 g/km | Taxe CO₂ 2026 : 24 euros pour une année complète d’affectation |
| SUV rechargeable B | 78 g/km | Taxe CO₂ 2026 : 132 euros pour une année complète, malgré la recharge |
Pourquoi un tel écart ? Le poids de la batterie, la capacité électrique, l’autonomie homologuée et la méthode d’essai influencent la valeur officielle. Un véhicule lourd peut parcourir quelques dizaines de kilomètres en électrique et présenter malgré tout une valeur WLTP favorable, tandis qu’un autre modèle, plus puissant ou moins efficient, sera beaucoup moins bien placé.
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Le poids intervient aussi dans le malus masse, qui relève de l’immatriculation et non des taxes annuelles de société. Le malus au poids démarre à 1 500 kg en 2026 ; les hybrides n’y bénéficient que d’un abattement de masse : 100 kg pour une hybride non rechargeable, 200 kg pour une hybride rechargeable (dans la limite de 15 % de la masse). Côté taxe annuelle CO₂, les hybrides ne sont plus exonérés depuis le 1er janvier 2025.
Le réflexe utile consiste à relever la valeur exacte sur le certificat d’immatriculation ou le dossier constructeur, puis à vérifier la date de première mise en circulation. Le mot « rechargeable » ne suffit pas.
Taxe sur les polluants : l’hybride n’est pas automatiquement exonéré #
La taxe polluants suit une logique différente. Elle repose notamment sur la catégorie environnementale du véhicule et sa norme Euro. Les véhicules exclusivement électriques ou fonctionnant à l’hydrogène relèvent de la catégorie E, dont le tarif annuel est nul selon le barème publié.
Les véhicules essence, hybrides et fonctionnant au gaz qui respectent les normes Euro 5 ou Euro 6 relèvent généralement de la catégorie 1. Le tarif annuel 2026 est alors de 130 euros. Les véhicules les plus polluants (vignettes Crit’Air jaune, orange, bordeaux, grise ou non classés) paient 650 euros par an.
Un hybride essence récent peut donc avoir une taxe CO₂ modérée tout en restant soumis à 130 euros de taxe polluants. Seuls les véhicules exclusivement électriques ou à hydrogène sont exonérés : un hybride, lui, conserve un moteur thermique.
À retenir : calculez toujours les deux taxes séparément. Une émission CO₂ basse ne supprime pas mécaniquement la taxe liée aux polluants.
Quel montant prévoir en 2026 pour une voiture hybride professionnelle ? #
Pour une voiture hybride essence récente classée en catégorie 1, le budget annuel comprend la taxe polluants de 130 euros pour une année complète d’affectation. La taxe CO₂ dépend ensuite du taux officiel et du barème correspondant à la norme WLTP ou NEDC.
Exemple volontairement simple : une entreprise affecte à son activité un hybride rechargeable pendant toute l’année 2026. Le véhicule est homologué à 28 g/km en WLTP et relève de la catégorie 1. Le montant annuel sera égal à :
24 euros de taxe CO₂ + 130 euros de taxe polluants = 154 euros par an
Si le véhicule n’est affecté que six mois, les deux montants sont proratisés en jours, soit environ la moitié.
Ce résultat reste pédagogique. La date d’entrée dans la flotte, les périodes exactes d’affectation, le statut du véhicule et les données administratives peuvent modifier la liquidation. Pour une flotte, on additionne le montant dû pour chaque voiture.
Les barèmes évoluent. Le calcul définitif doit être contrôlé avec les fiches d’aide publiées par l’administration, notamment les formulaires dédiés à la taxe CO₂ et à la taxe polluants.
Les erreurs qui gonflent la facture fiscale d’une flotte #
- Confondre un hybride simple avec un hybride rechargeable.
- Se fier à l’étiquette commerciale plutôt qu’au taux de CO₂ officiel.
- Oublier les 130 euros dus pour un véhicule de catégorie 1.
- Reprendre un ancien barème de TVS.
- Appliquer le NEDC à un véhicule homologué WLTP.
- Négliger le prorata des jours d’affectation dans l’année.
- Confondre taxe annuelle, malus CO₂, malus masse et carte grise.
Une erreur de 130 euros sur un véhicule paraît limitée. Sur 25 voitures, elle représente déjà 3 250 euros par an. C’est là que les approximations deviennent coûteuses.
CarGo Flex : une lecture plus simple de la fiscalité #
👉 Pour vérifier les règles, les catégories et les distinctions entre taxes annuelles, la page fiscale de cargo-flex.fr constitue un point de repère pratique. CarGo Flex y présente la TAVT 2026, l’ancien dispositif TVS, les taxes CO₂ et polluants, ainsi que les principales exonérations à examiner.
CarGo Flex propose aussi une location par abonnement mensuel pour professionnels et particuliers, avec une durée flexible, une formule tout inclus et sans apport. Pour un dirigeant, l’intérêt ne réside pas uniquement dans le montant du loyer : il faut regarder la fiscalité, l’entretien, l’usage prévu et la durée de conservation. C’est une lecture plus saine du coût total de détention.
Comparer plusieurs motorisations dans une même simulation #
La bonne méthode consiste à comparer plusieurs motorisations dans un même tableau : loyer ou coût d’achat, taxe CO₂, taxe polluants, entretien, carburant, électricité et durée d’utilisation. Ajoutez l’amortissement, la TVA selon les règles applicables, l’avantage en nature et la valeur de revente si le véhicule est attribué à un salarié.
Pour mesurer tout ce qui pèse dans le coût d’une voiture de société, achat comme location, Dougs Compta y consacre une vidéo pédagogique :
🎬 Quel est le VRAI coût d'une voiture de société ? Achat ou location ? — Dougs Compta (38 k vues)
Un hybride rechargeable peut être pertinent pour un commercial qui recharge chaque soir et réalise ses trajets quotidiens en électrique. Sur autoroute, batterie vide, un hybride simple pourrait être plus cohérent. Pour un usage urbain régulier avec accès à une borne, un véhicule électrique mérite une comparaison sérieuse, d’autant que la catégorie E affiche un tarif nul pour la taxe polluants.
Faites chaque simulation avec les caractéristiques du modèle exact. Choisir une voiture uniquement parce qu’elle porte le mot « hybride » est une mauvaise méthode.
Checklist avant de choisir un hybride pour l’entreprise #
| Information à vérifier | Où la trouver | Incidence fiscale |
|---|---|---|
| Émissions de CO₂ | Certificat d’immatriculation, dossier constructeur | Détermine la taxe CO₂ |
| Norme WLTP ou NEDC | Documents d’homologation | Détermine le barème à utiliser |
| Date de première mise en circulation | Carte grise | Peut changer le régime applicable |
| Classe Crit’Air et norme Euro | Certificat et service officiel | Détermine la catégorie polluants |
| Genre et catégorie du véhicule | Carte grise | Vérifie l’entrée dans le champ des véhicules de tourisme |
| Mode de détention | Contrat d’achat ou de location | Les véhicules loués peuvent être concernés |
| Période d’affectation | Dates de mise à disposition | Détermine le prorata en jours |
Ces informations donnent une méthode de lecture, pas un rescrit fiscal. Pour un cas complexe, faites valider le calcul par un expert-comptable, un fiscaliste ou l’administration compétente. Avant de signer, reprenez la carte grise du modèle exact : c’est souvent elle qui tranche.
🎯 À retenir
- Relevez le taux de CO₂ WLTP sur la carte grise : le mot « hybride » ne suffit pas.
- Calculez séparément la taxe CO₂ (barème marginal) et la taxe polluants (forfait selon Crit’Air).
- Ne confondez pas taxes annuelles, malus CO₂ et malus au poids, payés une seule fois à l’immatriculation.
- Faites valider le calcul de la flotte avec les formulaires d’aide 2857-FC-SD et 2858-FC-SD ou par l’expert-comptable.
Questions fréquentes #
Un véhicule hybride de société paie-t-il la taxe annuelle CO₂ ?
Oui. Depuis le 1er janvier 2025, les hybrides ne sont plus exonérés de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂. Le montant dépend des émissions homologuées et du nombre de jours d’affectation dans l’année.
La TVS existe-t-elle encore en 2026 ?
Non. Depuis le 1er janvier 2022, elle est remplacée par deux taxes annuelles sur l’affectation des véhicules à des fins économiques : la taxe sur les émissions de CO₂ et la taxe sur les émissions de polluants atmosphériques.
Combien coûte la taxe polluants pour un hybride en 2026 ?
Un hybride classé Crit’Air 1 paie 130 euros pour une année complète d’affectation. Les véhicules électriques ou à hydrogène sont à 0 euro, les plus polluants à 650 euros.
Qui doit payer ces taxes annuelles ?
Les entreprises assujetties à la TVA qui détiennent, louent ou mettent à disposition des véhicules affectés à leur activité économique. Les entreprises individuelles en sont exonérées.




