Diesel ou essence : comment choisir selon son kilométrage ?

Le repère classique reste valable : en dessous d’environ 15 000 à 20 000 km par an, l’essence est presque toujours le meilleur choix ; au-delà, avec beaucoup d’autoroute, le diesel garde un avantage à l’usage — à condition d’accepter ses contraintes (surcoût à l’achat, restrictions de circulation à venir dans certaines agglomérations, entretien spécifique).

Le calcul a changé depuis les années 2000 : l’écart de prix à la pompe entre gazole et essence s’est nettement resserré (il s’inverse même parfois), et les zones à faibles émissions (ZFE) fragilisent la valeur de revente des diesels en ville. Le diesel reste pourtant imbattable sur un point : la sobriété — 15 à 20 % de consommation en moins qu’un moteur essence équivalent, un atout majeur pour les gros rouleurs.

Le match en cinq critères #

Critère Essence Diesel
Prix d’achat Moins cher Surcoût fréquent de 1 000 à 3 000 €
Consommation Référence 15 à 20 % de moins
Usage ville / petits trajets Sans contrainte Déconseillé : FAP et vanne EGR s’encrassent, AdBlue à gérer
Longs trajets / remorquage Correct Excellent (couple, autonomie)
Revente / ZFE Plus sereine Décote et restrictions possibles selon les agglomérations

La méthode simple pour trancher #

Estimez votre kilométrage annuel réel et le type de trajets. Moins de 15 000 km par an, ou des trajets majoritairement urbains et courts : essence (ou hybride), sans hésiter — un diesel moderne utilisé en ville multiplie les ennuis de FAP. Plus de 20 000 km par an avec de la route et de l’autoroute : le diesel s’amortit par la consommation, et sa mécanique encaisse très bien les gros kilométrages. Entre les deux, faites le calcul sur votre cas : écart de prix à l’achat, écart de consommation × votre kilométrage × prix des carburants de votre région, sans oublier assurance et entretien.

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Et l’avenir du diesel ? #

Il n’existe pas d’interdiction générale de rouler au diesel en France : ce sont les ZFE de certaines agglomérations qui restreignent progressivement les vignettes Crit’Air les plus anciennes, calendriers variables et évolutifs selon les villes. À l’échelle européenne, c’est la vente de voitures thermiques neuves qui doit cesser à l’horizon 2035 — les véhicules déjà en circulation resteront autorisés à rouler. Pour un achat d’occasion destiné à durer, vérifiez surtout la vignette Crit’Air du modèle visé et les règles de votre agglomération.

Est-il encore raisonnable d’acheter un diesel ?

Oui pour un gros rouleur routier (20 000 km/an et plus), surtout hors grandes agglomérations à ZFE strictes. Non pour un usage urbain ou de petits kilométrages.

Le diesel est-il toujours moins cher à la pompe ?

Plus systématiquement : l’écart gazole/SP95 s’est fortement resserré et s’inverse ponctuellement. L’avantage du diesel vient aujourd’hui davantage de sa faible consommation que du prix au litre.

Quand les diesels seront-ils interdits ?

Aucune interdiction nationale de circulation n’est programmée. Les restrictions existantes sont locales (ZFE, par vignette Crit’Air) et l’échéance européenne de 2035 ne concerne que la vente de véhicules thermiques neufs.

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Pour 20 000 km par an, essence ou diesel ?

C’est la zone charnière où le diesel redevient pertinent si ces kilomètres sont surtout routiers. S’ils sont urbains et fractionnés, restez à l’essence ou passez à l’hybride.

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